La reproduction
Parlons un peu reproduction ! Nous avons décidé d'avoir des BB yorkis.Organisons nous : faire le point sur la chienne trouver un mâle prévoir l'arrangement pratiquer la saillie, attendre, (il va falloir attendre environ 63 jours) vérifier que tout ce passe bien (parce que je n'aurai jamais la patience d'attendre, et que ça permet de connaître le nombre de chiots)préparer la mise bas ; faire l'accouchement dormir,gâtiser devant les petites merveilles et surveiller tout ça .........................................
Faire reproduire sa chienne n’est pas toujours aussi facile que l’on pourrait le penser et cela pourra devenir encore plus difficile au sein d’un élevage. Malgré de bonnes connaissances, une bonne observation et de la patience, les échecs pourront être fréquents et il faudra essayer d’en comprendre les raisons. C’est pourquoi nous allons essayer de rappeler quelques points qui nous paraissent importants. La chienne présente un cycle sexuel que l’on appel monooestrien, c’est à dire qu’elle aura un à deux cycles ovulatoires par année séparés par des intervalles de repos sexuel relativement longs. Pendant le cycle sexuel qui dure une vingtaine de jours il n’y a qu’un très court moment où la chienne est fécondable.
Des études montrent que la majorité des cas d’infertilité (chienne restée vide après saillie) sont dûs à un mauvais choix du moment de la saillie. Statistiquement c’est entre le 9e et le 14e jour des chaleurs que la chienne a le plus de chance d’être fécondée. Cependant, si l’on ne tente une saillie que durant cette période il faudra alors compter avec un taux d’échec relativement important (environ 20% d’après le Dr C. Dumon). Ceci est lié principalement à diverses raisons : Certaines chiennes peuvent avoir des ovulations très précoces (4e-5e jour des chaleurs) ou au contraire très tardives (18e-19e jour des chaleurs) . Le calcul de la date de saillie basé uniquement sur le début de l’apparition des symptômes de chaleurs est aléatoire puisque ceux-ci peuvent être très discrets et passer inaperçus les premiers jours. Les ovules fécondables dans les voies génitales femelles ne le seront que pendant deux jours . Les spermatozoïdes du mâle ne resteront fécondables dans les voies génitales femelles que pendant 5 jours en moyenne . Il peut y avoir discordance entre l’acceptation du mâle par la femelle et la période de fécondabilité. Comment peut-on donc augmenter les chances de réussite ? Si l’étalon est à disposition, on peut tenter des mises en présence avec la femelle tous les deux à trois jours, avec le risque que la lice refuse finalement le mâle au moment où elle serait fécondable.
Le vétérinaire peut effectuer des frottis vaginaux régulièrement (env. tous les deux jours depuis le troisième jour des chaleurs). Les modifications cellulaires observées au microscope permettront d’approcher le meilleur moment de saillie, mais cette méthode est contraignante et que relativement fiable. Une méthode plus récente et encore plus précise consiste à mesurer dans le sang le taux d’une hormone (la progestérone) qui augmente au moment de l’ovulation. Ces mesures seront effectuées dès les premiers changements observés sur les frottis et répétés tous les deux jours si nécessaire.
Rappels physiologiques
Une chienne alterne des phases de repos sexuel (anústrus) et de cycles ovariens qui durent environ 70 à 75 jours. Ils débutent par la période de chaleur (ústrus). Dans la première phase des chaleurs (prústrus), de 8 à 12 jours, les modifications anatomiques (gonflement de la vulve) accompagnent des changements internes. En particulier : Modification progressive de la structure cellulaire de la paroi du vagin. montée du taux de progestérone sanguin au moment de l'ovulation. Ce taux restera élevé durant tout le cycle, qu'il y ait ou non gestation. Il chute brusquement 48 heures avant la fin du cycle ou l 'accouchement. La saillie pour réussir, doit permettre le rapprochement, dans l'utérus, des spermatozoïdes nombreux et actifs du père et des ovules mûrs de la mère. Ces ovules sont libérés progressivement ( 24 heures à 48 heures ) par les deux ovaires. Ils ne seront prêts à être fécondés que 48 heures après leur ponte (ovulation) Les spermatozoïdes peuvent rester actifs 2 à 5 jours dans les voies génitales femelles. Détermination de l'ovulation Il est maintenant aisé pour le vétérinaire, de mesurer le taux de progestérone (résultat dans l'heure qui suit la prise de sang) Le coût Le coût de chaque analyse n'est pas négligeable (environ 23 € ), c'est pourquoi, il convient d'utiliser cette technique aux bons moments. Il est possible d'observer l'évolution de la paroi du vagin lors d'examens microscopiques : technique des frottis colorés. De pratique courante, elle exige qand même du matériel, du temps et un certain savoir-faire. Ces deux méthodes, à elles seules, ne font pas tout ; il faut, de la part de l'éleveur, une bonne observation de sa chienne. Je conseille de noter sur un cahier d'élevage les évènements particuliers concernant chaque reproductrice, à chaque chaleur que celle-ci soit utilisée ou non : les dates de début et de fin de chaleur; la nature et l'importance des écoulements, les modifications de comportement, les dates et les résultats des examens et des saillies. Cela aidera le praticien à diagnostiquer une éventuelle anomalie. Enfin, il faut se rappeler que chaque chienne est un cas particulier et chacune des chaleurs peuvent être différentes des autres. Dans la pratique Il est nécessaire de faire un premier frottis arès 2 ou 3 jours d'observation des écoulements vulvaires pour vérifier si le premier jour de chaleur observé est bien le premier jour du prústrus (correspondance à J+2-aspect du frottis). Les frottis sont renouvelés, à la demande du vétérinaire, jusqu'à obtenir l'image dite "d'ovulation" (cellules kératinisées, en amas, à noyau très petit ou absent) En général, 3 autres frottis sont nécessaires pour faire cette approche. On affine alors la détermination de l'ovulation par le dosage de progestérone. Elle a lieu lorsque le taux dépasse 10 nanogrammes par ml de sang. C'est un gain de temps en cas de problème. Lorsque le frottis + dosage de progestérone sont significatifs, il faut faire saillir la chienne dans les 48 heures suivantes et renouveller encore 2 jours plus tard, si la chienne l'accepte. En pratiquant ainsi et sous réserve que le mâle fonctionne bien (le propriétaire de l'étalon devrait faire réaliser un examen du sperme) on peut légitimement espérer 80 à 85% de réussite. En cas d'échec, et en présence d'un suivi de chaleur normal, il y a un "manque de chance" et il faudra renouveller l'essai avec suivi, aux prochaines chaleurs. Après 2 essais infructueux ou si une anomalie est détectée lors du suivi, le vétérinaire traitant jugera des examens complémentaires à effectuer ou référer ce cas à un confrère spécialisé (CCERC de Lyon et de Maisons Alfort) En guise de conclusion, il est bon de noter que selon les contenus spécialisés 50 à 80 % des cas de chiennes vides sont uniquement dus à un mauvais choix de date de saillie
Il est maintenant possible de déterminer avec précision le moment opportun de la saillie chez la chienne. Ceci est intéressant dans plusieurs cas de figures: quand une chienne est restée vide bien que saillie entre le 10ème et le 14ème jour des chaleurs. En effet, si 80 % des chiennes saillies entre le 10ème et 14ème jour mènent à bien une gestation, 20 % ne sont pas fécondes durant cette période mais elles peuvent l’être soit plus tôt soit plus tard. quand l’éleveur veut faire saillir sa chienne par un étalon qui est géographiquement à une distance certaine et ne peut pas partir plusieurs jours quand l’éleveur détermine mal le début des chaleurs de la chienne, que ce soit au chenil ou à la maison : les pertes de sang vulvaires ne relèvent pas d’un mécanisme de menstruation mais d’un phénomène congestif qui peut être variable suivant les individus. Le cycle oestral de la chienne comprend plusieurs phases: le proestrus : début des chaleurs où la chienne présente un gonflement vulvaire et un écoulement de sang. l’oestrus : période fécondante très brève ou la chienne accepte l’accouplement (mais la chienne peut parfois accepter l’étalon en dehors de cette période). le metoestrus : période qui correspond à la durée de gestation. Le cycle de la chienne est identique que la chienne soit pleine ou pas : la pseudo-gestation est physiologique chez la chienne et seuls les troubles en excès justifient une thérapeutique. l’anoestrus : phase de repos sexuel de longueur variable qui est responsable des grandes variations de la durée globale du cycle ; une chienne peut avoir une période interoestrale de 5 à 10 mois sans aucune cause ni conséquence pathologique. C’est la régularité entre les cycles d’une même chienne qui est importante. La base du suivi consiste en des frottis vaginaux colorés par la coloration d’Harris Shorr. Cette coloration permet d’abord de déterminer les quatre phases du cycle sexuel de la chienne, à savoir l’aneostrus (la chienne n’est pas en chaleur), le proestrus (début des chaleurs), l’oestrus (période fécondante) et le metoestrus dont l’ apparition signifie que la fécondation n’est plus possible. De plus, le suivi permet de mettre en évidence l’évolution du proestrus jusqu’à l’oestrus, chaque stade étant caractérisé par une modification de l’aspect du frottis. En matière de biologie rien n’est tout à fait identique et cette technique des frottis permet une appréciation du cycle de la chienne qui sera affirmée par des dosages de progestérone. En effet, au cours du proestrus et jusqu’à l’oestrus, on note une augmentation modeste (et variable d’un individu à l’autre) du taux de progestérone. Celui-ci augmente brutalement entre 24 et 48 heures après l’ovulation pour dépasser 10 ng /ml, cette valeur pouvant être 30 ou 50 fois supérieure. Ce taux de progestérone se maintient à un niveau élevé pendant la durée normale de gestation, que la chienne soit pleine ou non. Il retombe ensuite à un niveau basal inférieur à 2 ng au moment de l’accouchement. Cette augmentation brutale 48 heures après l’ovulation, période pendant laquelle les ovocytes sont mâtures et fécondables, permet de déterminer le moment optimum de la saillie. Le dosage de la progestérone peut se faire grâce à des dosages en kit semi quantitatifs disponibles chez tous les vétérinaires, ou par des dosages quantitatifs beaucoup plus précis et effectués en laboratoire. Cependant, ce dosage est fait dans les laboratoires humains et le délai de réponse à toute son importance. Dans tous les cas, il est intéressant de faire un suivi des chaleurs par un vétérinaire compétent. Il existe une formation validante à l’insémination artificielle canine et les centres d’insémination des écoles vétérinaires peuvent vous indiquer les vétérinaires qui ont suivi cette formation les plus proches de votre domicile :
Avant toute tentative de saillie il faudra s’assurer, par un contrôle vétérinaire, que la chienne ne présente aucun symptôme pathologique tel que vulvite ou vaginite par exemple et qu’elle a été correctement vermifugée et vacciné. Il faudra naturellement également veiller à la provenance de l’étalon et à son état sanitaire. Il paraît sage d’attendre l’âge de deux ans pour effectuer la première saillie ; la chienne sera ainsi plus à même de supporter ce stress et cette fatigue.il faudrait alors au moins que la chienne ait finit sa croissance et qu’elle ait eu deux cycles de chaleurs.Le choix de l’accouplement doit être fait avec beaucoup de soins. Si le propriétaire du chien ne possède pas assez de connaissance en la matière il est fortement conseillé de faire appel à un éleveur ayant de l’expérience et dont le sérieux ne peut être mis en doute. Pour tout projet d’accouplement de sujets destinés à donner des chiots pure race il sera nécessaire d’évaluer les différents sujets, mais également de connaître les généalogies et les résultats des accouplements antérieurs. Il est très important que les reproducteurs soit en bonne santé afin qu’il ne transmettent pas de tares héréditaires . Il doivent présenter des caractéristiques morphologiques propres à la race ainsi qu’un caractère franc et bien équilibré.
La confirmation définitive de la gestation est difficile à établir précocement avec sûreté. Elle pourra se faire sur la base: des modifications physiques de la chienne. Le développement des mamelles devient visible vers le 35e jour de gestation ainsi que l’augmentation du volume abdominal. La prise de poids dépend quant à elle de la taille de la portée et du physique de la lice. Le changement de comportement est très variable. En résumé, aucun de ces signes ne sont spécifiques ; de la palpation abdominale par le vétérinaire: le diagnostic peut-être établi vers la troisième à quatrième semaine de gestation. Cependant, il sera rendu difficile chez les animaux obèses ou contractés ; l’ échographie: le diagnostic sera possible à partir de la troisième semaine de gestation. Il sera par-contre rendu plus difficile chez les chiennes de grandes races obèses ; d’une radiographie: cette technique n’est utilisable que vers le 45e jour de gestation, moment où l’ossification des fœtus devient visible ; d’une détermination hormonale: cette nouvelle méthode permet de mesurer dans le sang de la future mère une hormone synthétisée et sécrétée au niveau du placenta, ceci à partir de la troisième semaine de gestation.